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Cinq jours sur la route des Grandes Alpes

La mythique route des Grandes Alpes avec ses nombreux cols, ses paysages magnifiques, ses quelque 12’000 virages, de Thonon-les-Bains à Nice en passant par plusieurs cols culminant à plus de 2’000 mètres.

C’est l'expérience incroyable que Robin H. a faite en ce mois de juillet 2023 - l’un des membres de Generation2Motards - avec sa Triumph Bonneville 900. Sacoches pleines, tente de camping et GPS en poche, après avoir repéré quelques conseils avisés sur le Net, il est parti seul pour vivre cette belle aventure sur cinq jours, finissant ses étapes quotidiennes sur une place de camping. Oui car comme le dit l’aventurier : “Plutôt que dormir dans une chambre d’hôtel, je préfère la simplicité d’un petit carré de verdure dans un camping où planter ma tente. Le lien social se crée plus facilement et permet de faire des rencontres avec d’autres voyageurs.”

Partageant son expérience au jour le jour sur le groupe de G2M, il nous a émerveillé avec de belles photos et des anecdotes rocambolesques, telles que les 3 kilomètres de graviers dans la descente du col de Turini, les nuits pluvieuses laissant sa tente sécher pendant le roulage ou encore les jolies petites marmottes - dont une emballant le chocolat dans le papier d’alu - au col de la Bonnette. À la question de partir en solo pour faire ce road trip, Robin répond tout simplement : “Certes le manque de coéquipiers pour partager les sentiments et l’expérience quotidienne se fait sentir, mais on n’est jamais seul car à chaque pause, chaque repas, on rencontre d’autres personnes avec qui discuter de ses aventures. Un jour, m’asseyant seul à une table de restaurant, un couple de motards m’a invité à la leur et ce fut un moment fort agréable.”

Un peu d’histoire sur la RGA C’est en 1909 que le Touring Club de France lance le projet de la Route des Grandes Alpes. Le but de cet itinéraire touristique était alors de relier entre eux tous les grands cols, ainsi que les routes de vallées existantes. Ces travaux titanesques démarrent en 1911 pour s’achever en 1937 avec l’ouverture du col de l’Iseran, le plus haut de cette route, qui culmine à près de 2770 mètres. Les nombreux cols rencontrés depuis le départ à Thonon-les-Bains au bord du lac Léman jusqu’à l’arrivée à Menton au bord de la méditerranée sont les suivants : Col des Gets, col de Chatillon, col des Aravis, col de la Forclaz de Queige, Cormet de Roselend, Col de l’Iseran, col du Télégraphe, col du Galibier, col du Lautaret, col de Vars, col de la Cayolle, col de la Couillole, col Saint-Martin, col de Turini, col de Castillon. Ainsi que le col d’Èze si l’on pousse encore l’aventure de Menton à Nice. Itinéraires Différents itinéraires peuvent être choisis, allant de quelques jours à une bonne grosse semaine, permettant de nombreux arrêts et détours en chemin, donnant l’occasion d’admirer quantité de merveilles (monuments, paysages, villes et villages de caractère). Des tracés GPS peuvent être téléchargés sur Internet, avec conseils avisés et décortications des trajets et éventuellement des détours. Dans cette jungle de l’information, Robin a choisi de prendre les tracés du site MotoFree et de scrupuleusement les suivre. Ceux-ci se divisent en cinq fichiers, un pour chacun des cinq jours de ce road trip. Ils sont téléchargeables ici : https://motofree.com/ Voici les 5 étapes que Robin a décidé de suivre :




1er jour (~160 km) Départ du point 0 à Thonon-les-Bains en direction de Morzine pour enchaîner les cols des Gets, de la Colombière, des Aravis et des Saisies, finissant l’étape à Beaufort.





2ème jour (~280 km) Une vue à couper le souffle au Cormet de Roselend, puis un premier détour par le Petit St-Bernard (pensez à faire une pause avant le col au bar de Lancebranlette !) pour ensuite s’attaquer au plus haut col, celui de l’Iseran. Second détour possible par le lac du Mont Cenis et enchaîner les cols du Télégraphe, du Galibier et du Lautaret, pour enfin finir cette étape à Briançon.






3ème jour (~140 km) Après avoir passé le col d’Izoard, petit détour vers Ceillac et Risoul 1850. Terminer par le col de Vars pour descendre à Jausiers.




4ème jour (~240 km)

Passage incontournable par le col de la Bonette et contempler les marmottes dans la descente. Col de la Couillole, détour par les gorges du Cians et ses pierres rouges. Grand détour pour se faire plaisir au col de la Cayolle puis demi-tour direction Puget-Théniers afin de terminer cette étape. Sur la route, un petit arrêt par Entrevaux est possible juste avant l’arrivée pour visiter son musée de la moto.





5ème jour (~200 km) Direction Sigale et Gilette puis le col Saint-Martin en passant par la vallée de la Tinée. Enchaîner par la très belle montée du col de Turini et direction Sospel pour finir sur Menton et sa fameuse plaque du kilomètre 0 de la Route des Grandes Alpes.












Quelques conseils pour les futurs aventuriers

  • Pensez à vous équiper comme si vous deviez rouler en hiver. L’été dans les Alpes, la température est clémente mais les passages en haute altitude peuvent s’avérer très froids.

  • Seul, il est aisé de trouver une place dans un camping ou une chambre d’hôtel à la dernière minute, mais en groupe cela devient plus compliqué, parfois les réservations à l’avance s’imposent.

  • Pensez à faire le plein chaque matin avant de partir de votre ville étape. Une fois dans les hauts cols de montagnes, le réseau est parfois très faible, ce qui rend difficile la recherche urgente d’une station.

  • Pensez à prévoir votre picnic si vous marquez votre pause de midi en pleine nature.

  • Surtout pensez à prendre une prise européenne pour recharger vos différents appareils !

  • Vérifiez bien votre moto (pneus et freins) avant de partir.

  • Renseignez-vous sur l’ouverture des cols, surtout en dehors de la période mi-juin/fin septembre. Contrôlez également l’état des routes. Voici pour vous aider les sites officiels des départements traversés : Haute-Savoie, Savoie, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes.

Merci à Robin pour le partage de cette belle aventure. Comme il le dit lui-même :

“S’il est difficile de se motiver à quitter son confort pour partir seul, une fois sur la moto, on n’a plus envie de rentrer et le jour du retour, la conduite est terriblement triste. Bouffage de kilomètres sur de longues routes ou autoroutes ennuyeuses. Mais cela en vaut largement la peine, car plus qu’une aventure, une fois les cols connus passés, c’est un plaisir hors du commun. On ressent des émotions incroyables à travers ces magnifiques paysages tout en découvrant les routes et les cols mythiques de la RGA !”




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