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Organiser un road trip !

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Ah, le road trip moto ! Toute une expérience à vivre, bien différente du fait de partir faire une virée à la journée ! Ça ouvre de nouveaux horizons, de nouvelles destinations et surtout, de nouvelles routes à découvrir !

 

Alors oui, dans notre région, les jolies routes ne manquent pas et on peut facilement enchaîner 4-5 cols avec un pic-nic dans le sac ou un bon resto au milieu. Mais ne pas aller explorer plus loin serait bien dommage. Toutefois, si on peut facilement improviser un tour sur deux jours, un road trip plus conséquent demande un minimum de préparation pour qu’il reste inoubliable par ses paysages plus que par ses galères. Au cours de cet article, je vais vous énoncer certains principes qui peuvent parfois sembler évident, mais qu’il ne faut pas oublier afin que tout se passe au mieux.

 

La destination

 

Il est idéal de prévoir une destination, un objectif. Cela permet de se donner de la motivation supplémentaire et évite de rouler sans but, en se demandant pourquoi on est perdu au milieu de nulle part sous la pluie, en ayant mal aux fesses après quelques heures passées en selle.

Parce que oui, parfois, il y aura sûrement des galères et des baisses de moral, mais c’est tout l’intérêt d’avoir un but qui permet de ne pas faire demi-tour pour prendre un bon bain chaud.

 

Cet objectif peut prendre différentes formes, cela peut être un col mythique (Stelvio, Iseran, ...), un bord de mer (Nice, la côte Basque, …), un point extrême (Cap Nord), ou simplement ta grande-tante que tu n’as pas été voir depuis des mois pour lui dire bonjour. Il est aussi possible de prévoir plusieurs destinations sur un seul road trip. Par exemple, si ta grand-tante habite au bord de la mer ou près d’un joli col.

Il faut aussi un peu faire gaffe à la distance par rapport au temps alloué pour ton road trip. Tu n’auras probablement pas besoin de trois semaines pour faire le tour des cols du Gothard, de même qu’aller au Cap Nord en 3 jours paraît un poil déraisonnable. 

 

Le road book

 

“It’s not about the destination, it’s about the journey” - Ce n’est pas la destination qui compte, mais les chemins empruntés. Même si cela paraît être en opposition avec le paragraphe précédent, il faut quand même avouer qu’aller quelque part par l’autoroute, c’est sacrément plus ennuyant qu’en passant par 15 cols.

Donc une fois la destination choisie, il faut prévoir la route pour y aller. Et là, il va falloir prendre du temps pour étudier les possibilités, les détours intéressants, les routes à éviter. Et bien sûr, il y a plusieurs façons de faire, mais dans l’idéal, une carte papier pour la vue d’ensemble et un logiciel pour créer des itinéraires (ViaMichelin, GMaps, TomTom MyDrive) sont de précieux alliés. 

 

Ensuite, soit on sait à peu près par où on veut passer, et il suffit plus ou moins de connecter les points en cherchant sur la carte. On utilise le logiciel pour vérifier le kilométrage et le temps de roulage afin de faire des étapes adaptées. Soit on ne connaît pas la région que l’on va traverser, regarder la carte permet de trouver les routes intéressantes, celles qui sont pleines de virolos. C’est aussi faisable sur un logiciel, mais le fait de dézoomer fait souvent disparaître les petites routes et implique donc de perdre des options souvent très intéressantes, ou alors énormément de temps pour se déplacer sur la carte.

 

En résumé, une carte papier te permet de visualiser facilement toutes les options pour aller du point A au point B, et le logiciel te permet de mesurer ces options en termes de temps et de distance. 

 

Au niveau de la distance idéale entre chaque étape, il n’y en a pas vraiment. Tout dépend du type de route, de ton endurance, du confort de ta moto, de ton envie de visiter telle ville ou telle plage, etc… Tu peux faire des étapes de 200km avec des visites comme tu peux prévoir des étapes de 500km ou plus si tu t'en sens capable. Attention quand même à l'accumulation de fatigue lorsque tu enchaînes !

 

Pour la navigation sur la moto, de nouveau, il y a plusieurs écoles. Tu peux y aller de mémoire et avec les panneaux indicateurs, mais attention, ça peut être assez compliqué. Tu peux mettre une sacoche de réservoir avec une fourre où tu pourras soit mettre des directions, soit directement la carte. Il existe également des dérouleurs de road book à accrocher au guidon. Finalement, tu peux utiliser un GPS moto en y important les traces GPX que tu auras concoctées en amont.

 

Le dodo

 

Qui dit road trip, dit ne pas dormir chez soi. Et là, il y a plusieurs solutions. La première, la plus simple, consiste à réserver des hôtels avant. Si elle évite de se poser des questions pendant la route, elle coupe toute flexibilité. Un retard causé par un problème mécanique, le mauvais temps ou juste une mauvaise appréciation du temps de route et cela devient plus compliqué. Il est aussi possible de ne pas réserver d’hôtel et de s’arrêter plus ou moins quand on veut, mais gare aux périodes chargées dans les lieux très touristiques où les lieux de couchage peuvent être vite complets. Suivant les zones, il faudra également privilégier les établissements avec parking moto fermé afin d’éviter tout soucis au réveil.

 

Pour ceux qui ont moins de moyens, il est également possible de dormir dans des campings. Avec ou sans réservations, les avantages et inconvénients étant plus ou moins les mêmes qu’en hôtel. Si le budget s’en trouve diminué, cette solution nécessite toutefois de prendre plus de matériel (tente, sac de couchage, etc…), et donc de le transporter sur sa moto. Il faut également faire attention au fait qu’en général, on dort moins bien sous tente, on est donc moins bien reposé. Attention donc le lendemain sur la moto !

 

Enfin, pour les plus fauchés ou les plus aventuriers, il existe finalement le bivouac ! L’avantage, c’est qu’il n’y pas de soucis de place ou de réservation, et qu’on est (généralement) tranquille ! Par contre, ce n’est pas autorisé partout ! Il faut donc se renseigner sur la législation locale. Il faut également trouver un coin sympa et un peu isolé pour se poser, et ça peut parfois prendre du temps. On évitera donc de rouler jusqu’à la nuit pour finalement planter sa tente sur le bord d’une nationale. 

 

 Un exemple de campement en concentration. L'avantage de la tente, c'est qu'on peut dormir à côté de la moto.

 

 

Le chargement de la moto

 

Qui dit voyage, dit forcément affaires de voyages ! Si une simple sacoche de réservoir peut faire l'affaire si l'on part quelques jours en hôtel, cela peut devenir un vrai casse-tête lorsque l'on part plus longtemps et en camping. Il y a du matos, et une moto n'a pas le coffre d'un monospace ! Il existe plusieurs solutions en fonction de ta moto et du volume de bagages.

La première, qui n'est pas donnée à tout le monde, consiste à avoir une moto faite pour le voyage, avec valises latérales et top case, comme ça, on case tout à l'intérieur, et c'est parti ! Si le volume ne suffit pas, un sac de voyage (étanche si possible) peut encore être accroché sur la selle arrière comme sur la photo ci-dessous. Si vous êtes deux à voyager sur la même moto, des valises en alu type BMW GS permettent souvent de sangler encore des affaires par dessus.

Pour 2 semaines sous tente, 2 valises, un top case, un sac et une sacoche de réservoir.

 

Toutefois, pas de soucis si tu n'en as pas. Il existe des sacoches cavalières qui s'adaptent sur la plupart des motos. De même, la selle arrière peut faire un excellent porte-bagages. il est quand même conseillé la première fois de faire un test quelques jours avant de partir pour voir si l'on arrive à tout sangler comme il faut. De même, si il est possible d'empiler légèrement le chargement (une tente par dessus un sac par exemple), attention à ne pas virer dans l'excès afin de garder une bonne stabilité et de ne pas avoir le packetage qui se balade à chaque virage ou qui se fait la malle sur la route. De plus, il faut veiller à mettre les choses lourdes le plus bas possible, afin que le poids gène le moins possible.

 

L'exemple de ce qu'il ne faut pas faire.

 

 

Voilà quelques petits conseils pour organiser son road-trip. Ce n’est pas exhaustif et si tu en as d’autres, n’hésite pas à les laisser en commentaires ! Et profites bien de tes futurs road trips à moto ! Ride safe !

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