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Genève : Parcage des 2RM sur les trottoirs, est-on au bout de la blague ?

March 5, 2018

 

A Genève, rien n'est jamais simple. Surtout en matière de mobilité, où des problèmes souvent simples prennent des proportions politico-dramatico-bibliques. 

 

Au départ, il y a une directive que la rédaction a pu se procurer qui date du 26 juin 2013, alors que Michèle Kunzler était en charge de la mobilité. Cette directive demande explicitement à ce que les 2 roues motorisés (2RM) soient verbalisés s'ils ne laissent pas au moins un passage de 1m50. Cette directive porte la signature de Madame Kunzler et de Pierre Maudet, magistrat en charge de la sécurité. 

 

En 2013 le groupe MCG au Grand Conseil dépose une motion (M2039) à l'initiative du député Florian Gander, motard à la ville, qui demande : 

1. De faire preuve de tolérance envers les conducteurs de 2RM qui stationnent hors des cases prévues tant que le stationnement ne dérange pas la circulation. 

2. De maintenir cette tolérance tant que le nombre de places 2RM n'a pas substantiellement augmenté.

3. De tout mettre en oeuvre pour créer un nombre suffisant de places pour tous les deux roues, motorisés ou non. 

4. De faire un inventaire régulier du nombre de places en ville de Genève. 

 

Cette motion a été acceptée par le Grand Conseil en date du 24 septembre 2015 par 53 oui, 29 non et 5 abstentions (le Grand Conseil compte à plein 100 députés). 

 

Durant la législature 2013 - 2018, le canton a créé, sous l'impulsion du magistrat Luc Barthassat qui en avait fait une de ses promesses de campagne, de nouvelles places de parc 2RM en nombre mais de manière toujours insuffisante par rapport au nombre de 2RM en circulation (environ 50'000 dans le canton). Fort de ce constat, en 2017, le DETA a édité un petit fascicule explicatif à destination des usagers 2RM qui explique notamment la tolérance des fameux 1m50 précisés dans la directive, qui date elle de 2013. 

 

Cette action aurait pu passer inaperçue ou simplement entrer dans les actions du Conseil d'Etat et particulièrement du DETA, qui cherche à jouer l'apaisement depuis 2013, mais nous sommes à Genève. A Genève rien n'est jamais simple. Dès publication du fascicule, Thomas Wenger de l'association transports et environnement (ATE) s'est plaint en disant que cette tolérance était illégale. Les verts se sont insurgés contre la directive, qu'ils ignoraient sans doute avoir été signée par leur ancienne magistrate. La police cantonale dirigée par Pierre Maudet (signataire de la directive) a déclaré être inflexible et enfin, le procureur général trouve le temps de s'occuper du stationnement en écrivant au Conseil d'Etat pour faire part de son mécontentement. 

 

Rarement une mesure aussi anodine aura pris une telle ampleur dans le canton.

S'en est alors suivi deux pétitions qui seront traitées ce soir en commission sur le sujet. La première de l'ATE, qui demande purement et simplement la tolérance zéro pour les 2RM. Elle a obtenu 278 signatures physiques et 746 sous forme électronique. Une autre du TCS, demandant exactement l'inverse et qui a, quant à elle, récolté 5044 signatures dont 3985 électroniques. La commission des pétitions devra analyser les deux pétitions et recommander au Grand Conseil quelle suite leur donner. Compte tenu de tout ce qui précède et au vu de l'océan qui sépare le nombre de signatures de la pétition de l'ATE de celle du TCS, il serait urgent que le Grand Conseil prenne ses responsabilités, qu'il donne suite à la pétition du TCS et revienne à un système qui fonctionnait très bien depuis 2013 et que personne ne contestait.

 

Florian Gander nous a déclaré que quoi qu'il arrive, lui et son groupe « continueront à se battre pour que le parcage des 2RM hors des cases bénéficie de tolérance tant qu'un nombre de places suffisant n'aura pas été construit ».

 

Contacté par téléphone, de son côté le conseiller d’Etat en charge du DETA Luc Barthassat nous a confié : « je déplore la tournure complexe qu’a pris ce dossier, depuis 2013, nous avons construit plus de 2000 places 2RM et nous continuons mais c’est un travail long et les complications sont nombreuses ».

 

 

 

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